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(FIAC 07, jardin des Tuileries, oct 07)

A l'inverse de Lunettes rouges, je commence par cette scène que l'on peut voir de manière :
— rigolote : "Dois-je ou pas jeter cette boulette de papier chiffonnée ?"
— mal embouché (mais politiquement correcte ;=) : "Dégage de là, tu fais tache sur ma photo !"
— juste ironique : " Un balayeur noir qui s'interroge sur l'art contemporain.Pfff..."
En réalité, (le bloc représentant un article de presse en langue arabe) le balayeur était absorbé par sa lecture qu'il a complaisamment traduite aux parisiens toujours avides de savoir.
Le lieu et le beau temps se prêtaient magnifiquement à la découverte des quelques artistes exposés aux Tuileries dans le cadre de la FIAC. Et les réactions diverses que les œuvres suscitaient étaient, bien souvent, à la mesure des interrogations qu'elles soulevaient.

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(FIAC 07, jardin des Tuileries, oct 07)

Pour une vision plus complète et détaillée de la FIAC je vous renvoie encore chez Lunettes rouges. Pour ma part, le prix d'entrée exorbitant réclamé cette année m'a dégoutée. Naïve que je suis, j'oublie toujours que la FIAC, ce n'est pas des artistes qui s'exposent, mais des marchands qui cherchent à vendre à une catégorie sociale élitiste et largement aisée (à ce niveau-là, on ne parle plus de population qui est globalement synonyme d'ignorance et de gagne-petit). A tous ceux qui sont complexés devant une œuvre d'art, rassurez-vous : il ne s'agit plus de ressentir quelque chose ou d'en tirer une explication digne d'un mode d'emploi en langue japonaise. Il suffit juste de pouvoir répondre à cette question : "Cash ou American Express ?"