26 octobre 2007
C'est la fêteeee !
Escapade en Normandie pour un méga-anniversaire avec, dans les bagages, de quoi faire bouger 150 normands qui ont le rire plutôt intérieur et le mouvement lent. Mission...non, pas impossible, juste pas gagnée d'avance !
Pas grave, on aura toujours les produits du terroir et faits maison pour se rattraper.
24 octobre 2007
Parce qu'on ne s'en lasse pas

( Nageur aux étangs de Comelles, Oise, oct 07 )
Encore une vue d'automne, qui a, cette année, comme un goût d'été.
22 octobre 2007
Lettre à Guy

( AFP/Archives : Photo du jeune résistant communiste Guy Môquet sur la lettre qu'il écrivit en 1941 à ses parents avant son exécution )
Ta lettre toute simple et pleine d'affection devient tout à coup un pavé plus important que les revendications sociales que tu aurais peut-être soutenues. Lancé en pleine cour d'école par des pensées moins bien inspirées et certainement moins désinteréssées que les tiennes, il n'en finit pas de soulever une polémique qui n'a pas lieu d'être. "Hors sujet !" pourraient s'insurger les professeurs sommés d'oublier le programme, sous peine de s'attraper une mauvaise conscience, alors qu'il y a déjà tant à faire.
Pas de chance pour ta lettre. Jeune icône, appartenant à un parti jugé sans importance maintenant, t'embrigader de force ne prête pas à conséquence autre que favorable. Jeanne d'Arc est déjà réquisitionnée, Geneviève appartient à la capitale et les grands Hommes de l'Histoire sont trop engagés politiquement pour servir une deuxième fois. Voici donc ta lettre d'adieu, destinée à quelques yeux intimes, étalée en place publique pour servir la cause civique. Civique, et non pas politique car qui oserait dire qu'il y a ici appropriation d'un parti puisqu'il n'y a pas d'enjeu à gagner dans un futur immédiat ? Ta lettre, destinée à consoler, est devenu un drapeau brandi bien haut qui divise avec regret. Ton intention était tout autre, vois ce que le pouvoir d'un seul en a fait. Mais n'ayons pas trop d'amertume, car si tu étais, aujourd'hui, lycéen manifestant, tu serais malmené tout autant.
21 octobre 2007
Art en liberté sur pelouse interdite

(FIAC 07, jardin des Tuileries, oct 07)
A l'inverse de Lunettes rouges, je commence par cette scène que l'on peut voir de manière :
— rigolote : "Dois-je ou pas jeter cette boulette de papier chiffonnée ?"
— mal embouché (mais politiquement correcte ;=) : "Dégage de là, tu fais tache sur ma photo !"
— juste ironique : " Un balayeur noir qui s'interroge sur l'art contemporain.Pfff..."
En réalité, (le bloc représentant un article de presse en langue arabe) le balayeur était absorbé par sa lecture qu'il a complaisamment traduite aux parisiens toujours avides de savoir.
Le lieu et le beau temps se prêtaient magnifiquement à la découverte des quelques artistes exposés aux Tuileries dans le cadre de la FIAC. Et les réactions diverses que les œuvres suscitaient étaient, bien souvent, à la mesure des interrogations qu'elles soulevaient.

(FIAC 07, jardin des Tuileries, oct 07)
Pour une vision plus complète et détaillée de la FIAC je vous renvoie encore chez Lunettes rouges. Pour ma part, le prix d'entrée exorbitant réclamé cette année m'a dégoutée. Naïve que je suis, j'oublie toujours que la FIAC, ce n'est pas des artistes qui s'exposent, mais des marchands qui cherchent à vendre à une catégorie sociale élitiste et largement aisée (à ce niveau-là, on ne parle plus de population qui est globalement synonyme d'ignorance et de gagne-petit). A tous ceux qui sont complexés devant une œuvre d'art, rassurez-vous : il ne s'agit plus de ressentir quelque chose ou d'en tirer une explication digne d'un mode d'emploi en langue japonaise. Il suffit juste de pouvoir répondre à cette question : "Cash ou American Express ?"
18 octobre 2007
Le regard de la France d'en haut

(Cygne et carpes du Hameau de la Reine, Versailles, oct 07)
"Pourquoi nous ignorer ? Pourquoi nous mépriser ?" bullaient les carpes en surnombre, happant l'air surchauffé de la surface.
"Restez loin de moi, ne souillez pas mes eaux" répondait le cygne du bout du bec, la tête haute dans la lumière, lissant ses plumes dans le vent frais.
Il y eut un temps où le nombre faisait la force, aujourd'hui le nombre suscite le mépris. A tout ce que nous sommes, nous sommes, au final, bien peu de choses.
16 octobre 2007
Ils sont parmi nous (suite)

( "Calamita Cosmica" de Gino De Dominicis, Versailles, oct 07 )
En réponse au challenge de P@sc@l, j'ai trouvé cette trace d'un être venu d'ailleurs, plus impressionnant ( et visible !) que l'extraterrestre de Roswell.
Ce géant de 24 mètres et 8 tonnes, hélas déjà reparti dans les limbes, était doté d'un long nez pointu ( en référence aux origines de son créateur, donc à la Comedia del Arte ??? ). Alors, "sinistre, atroce, horrible" comme l'ont qualifié les Versaillais scandalisés, ou "insolite, symbolique, interrogatif" comme semblaient penser les touristes qui l'ont particulièrement apprécié pour la fantaisie qu'il apportait à leurs photos ?
D'autres photos de cette oeuvre sur Flickr
13 octobre 2007
Comme au pays de Disney

(Etangs de Comelles, Oise, oct 07)
Sitôt le dos tourné, nous entendions sur nos pas cavaler mulots, musaraignes, rats musqués, lézards, écureuils, alors que canards et cygnes dédaignaient notre approche. Et un écho discret résonnait au-dessus de nos têtes, celui d'un petit pic vite effarouché, caché dans les houppiers. A l'écart de la faune bondissante et paresseuse des bords de l'étang, le pivert solitaire tambourinait son message dans les hauteurs grillées de soleil.
10 octobre 2007
Royal(ties)

(Buste et décor de la chambre de Marie-Antoinette, Versailles, oct 07)
Reflet d'une époque où les artistes étaient soutenus par les ambitions du pouvoir (et le peuple bien écrasé). Aujourd'hui, les artistes vivent leur vie loin du pouvoir (et le peuple n'est toujours pas mieux loti).
08 octobre 2007
Ils sont parmi nous

(Nuit Blanche à Pont Cardinet, Paris, oct 07)
Le mobilier urbain est, bien souvent, d'une fadeur sans nom, voire d'un manque d'harmonie qui devrait être listé dans la catégorie pollution visuelle. Et parfois des installations éphémères, qu'on aimerait voir longtemps, ont la vie trop brève des événements auxquels ils se rapportent. Comme ces réflecteurs-écrans que n'aurait pas renié Orson Wells.
04 octobre 2007
Des étoiles en plein jour

(lampadaire des Champs-Elysées pendant la Breiz Touch, Paris, sept 07)
Alors que la foule regardait vers le bitume, des éclats de soleil m'ont attiré l'oeil au-dessus des têtes...




