24 juin 2008
Vite ! La mer descend !

( l'île de Tatihou et St Vaast, Manche juin 08 )
J'avais proposé d'aller à la pêche aux côques. Aussitôt consultation du calendrier des marées pour un rapide calcul : mer haute + le temps qu'elle batte son plein = plage suffisamment dégagée pour la pêche à 15h30. A l'heure dite, consternation : 50 cm de sable libre. Bon, prenons notre mal en patience, la mer descend vite par ici. Le temps de se garer un peu plus loin, d'enfiler les chaussures adaptées et de longer un muret sur 50 m, ô surprise ! la mer avait baissé incroyablement et une dizaine de personnes, sortie d'on ne sait où, occupait déjà le terrain.

( pêche à St Vaast, Manche juin 08 )
27 septembre 2007
Debout les crabes

(Baie des Veys, Manche, sept 07)
Si je dis : 109, 111, 107 ? Non, ce ne sont pas mes mensurations ! C'est la perspective d'une grande perspective vue les pieds dans l'eau. Grande marée, quel que soit le temps, garez-vous les huîtres : on arrive !
16 mai 2006
Le secret de la pluie en Normandie

( tournage au Cap de Goury, Manche, le 05/05/06)
Je ne pouvais pas laisser passer une occasion pareille ! Voici la preuve en image de la raison de la pluie en Normandie ! Les pompiers ! Par un temps à attraper des coups de soleil, ils étaient de connivence avec une équipe de tournage pour faire croire qu'il pleut toujours là-bas. Comme cela a déjà été le cas pour les fameux "Parapluies de Cherbourg" de Jacques Demy.
19 avril 2006
Quand il pleut
Le mauvais temps, en ville, est un mauvais poème: la pluie n'est que du pipi de chat, le vent ne fait que des courants d'air et les nuages passent inaperçus dans les perspectives étriquées. Là-bas, lorsque le ciel devient gris, c'est un drame en un seul acte qui se met en place. Le vent s'appelle bourrasque, la pluie averse et les nuages se précipitent sur un paysage qui s'est sculpté dans les tempêtes. Là-bas le mauvais temps est un opéra wagnerien qui écrase l'homme et le remet à sa place, celle du spectateur passif et sans pouvoir.
25 février 2006
Bientôt

( champs du Val de Saire, Manche)
Il y a déjà, parait-il, dans la nature, des signes annonciateurs de printemps. Moi, pauvre parisienne, je me fie à la lumière et aux changements imperceptibles de l'air pour voir venir le renouveau. Mais dans ma nature il y en a un qui ne trompe pas: l'envie de revoir ma normandie, ses champs toujours verts et ses vaches paisibles.
29 novembre 2005
Un si beau pays

(la baie d'Escalgrain et le nez de Jobourg, Manche)
Ici les arbres gardent dans leurs silhouettes torturées la violence des vents. Les maisons, faites de pierres jusqu'aux sommets des toits, ont la force trapue de ceux qui affrontent les tempêtes. Et la mer, qui érode chaque jour un peu partout les continents, n'en finit pas de buter sans pouvoir mordre cette pointe de granit.
"Et qu'y a-t-il hors cadre ?" demandez-vous. Tout près à l'ouest, le raz Blanchard, courant terrible qui rend ce passage le plus dangereux d'Europe pour les bateaux, et tout près à l'est, l'usine nucléaire de la Hague, qui est la marque noire de ce coin de terre.
18 novembre 2005
Une plage oubliée
Une mer retirée si loin qu'elle est en presque absente, des nuages, certes changeants mais toujours présents, un ciel qui vire souvent au gris. Il faut marcher longtemps pour se mouiller un peu, courir vite pour se réchauffer...
Cette plage n’a pas la séduction facile des cartes postales, elle ne se livre pas facilement. Il faut avoir l’âme bien acrrochée pour faire face à l’immensité de ses étendues traversées par le vent en hiver comme en été. Sans cadre et sans repère, l’œil ne fait que glisser sur cet espace trop vaste pour être saisi dans sa globalité. Il faut prendre le temps de le parcourir, de l’observer en détail pour voir la vie qui l’anime.
On se plaint de l’uniformisation des goûts, de la standardisation de l’aspect des villes, du diktat de l’apparence. Une convention pèse aussi sur la beauté des plages: la mer et le ciel doivent être invariablement bleu, l’eau bonne, le sable blanc et la température de l’air idéale. Vision réductrice riche de conséquences sur ces plages dites “de carte postale”: entassement de population estivale, destruction de paysages, nuisance et pollution, exploitation touristique excessive, sensations conventionnelles et découvertes limitées.
...et vous, où irez-vous passer vos prochaines vacances ?





