21 septembre 2008

Les yeux de Marie

( Les yeux de Marie, déc 03 ) Les enfants attendent-ils après nous ? Ils observent, vivent dans le présent et l'action. Ils font, ils avancent et ne s'interrogent pas sur notre soi-disant perfection de grands. L'attente vient bien plus tard, attente d'amour et d'exemplarité, lorsqu'un vide commence à se former. D'où l'attente sans fin pour certains grands qui ne savent plus combler eux-même un gouffre inconnu à l'âge du sourire. En réponse au regard adorable chez P@sc@l
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20 janvier 2008

Point de vue

( Parc du château de Compiègne, janv 08 ) Ah les dimanches en hiver... les corbeaux qui croassent, la terre boueuse, les arbres austères, les ciels uniformes... Mais mettez une petite doudoune rose dans le paysage et tout est transformé.
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22 novembre 2007

Toujours plus loin

( Portrait peinture photoshop et photo paysage, nov 07 ) Elle n'eut pas à passer devant lui. Ce lieu n'était pas fait pour les vivants. Endrys, la messagère, l'attendait pour l'aider à achever son voyage, et dans un souffle, la projeta dans un nouveau décor.
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18 novembre 2007

Puis...

( Place des Colonnes, Cergy Pontoise, nov 07 ) De l'autre côté du passage, dans l'air pur et froid, un gardien comptait les arrivées des âmes nouvelles.
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12 novembre 2007

... et alors

( Salle de l'abbaye du Mont St Michel, jan 07 ) Puis, monter tout au sommet, dans la salle aux grands pilliers où le soleil couchant éclairait, l'espace d'un instant, l'emplacement du passage vers le monde des morts, gardé par des esprits rieurs mais terribles.
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10 novembre 2007

Conte d'automne (suite)

( Château de St Germain en Laye, nov 07 ) Il lui fallait retrouver le château abandonné en bordure de la forêt avant la tombée de la nuit.
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13 février 2006

Crépuscule

( calvaire près de Pierreville dans la Hague, Manche) Ce jour-là il neigeait sur la plage. J'avais senti le vent tourner bien avant de voir les nuages. Bien avant les mots je savais. Un silence, le ton de la voix un peu parti déjà. Il aurait fallu raccrocher. Les phrases ne sont alors que du remplissage, tout sonne faux, glissées en désaccord en si peu de temps. Sous les yeux un chemin creux pour perspective, une haie d'épineux pour protéger des bourrasques. Au bout la falaise... Le vide s'est imposé, rempli de l'air glacé qui... [Lire la suite]
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13 janvier 2006

Mémorandum

( "Composite", image numérique ) Elle est apparue un matin, légère et fine, plus discrète que les autres. Plus torturée aussi. Ce n'était pas un lendemain de fête ni de bonheur, ni même un lendemain de bataille. Elle est venue se poser là, en souvenir d'une désillusion, pour une histoire qui ne peut même pas se raconter, terminée à peine commencée. Une histoire qui s'annonçait lumineuse mais qui s'étiola comme un voile de buée, après s'être gravée pour toujours dans la petite ride du coin de la bouche.
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02 décembre 2005

L'ami de mon ami

De l’amant je me souviens de ses mensonges, du mari de ses envies d’ailleurs, de l’ami de ses regrets d’être trop ami. Pas un n’a eu l’élégance de s’oublier un peu. Si ce n’est l’ami d'ami, si léger dans ses caresses de chat quand il posait sa main sur mon bras. Il avait pour mes caprices des tolérances de fille, d'un coup d'oeil relevait le détail nouveau, il m'a appris que le mauvais goût peut être un art, que le vert pomme se marie si bien au rose fushias, que l'angora n'est pas qu'une bête laine chaude. Et ses délires n'étaient... [Lire la suite]
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27 novembre 2005

Jour de rien

Assise au fond du fauteuil, je suivais des yeux une tâche de lumière qui glissait sur le parquet. Depuis le début de l’après-midi, elle s’était déplacée du tapis au divan, décrivant une large courbe invisible rythmée par les effets de marqueterie et les meubles. Les heures venaient de passer comme cette tâche, imperceptibles dans leur mouvement. Lorsque le chat vint sauter sur mes genoux, je pris conscience de la fixité de mon regard et du relâchement musculaire de tout mon être abandonné. Je mis plusieurs minutes à me rassembler... [Lire la suite]
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