10 mai 2008
Paris by night

( Place de la Concorde, mai 08 )
La place de la Concorde, mal nommée pour ce haut lieu d'horreurs... historiques. Et je ne parle pas que de l'histoire contemporaine !
A voir aussi chez P@sc@l
09 mai 2008
Gai comme Cergy

( Esplanade de Cergy-Pontoise, nov 07 )
L'esplanade de Cergy-Pontoise : lieu idéal pour tourner des clips ou prendre des photos par beau temps (tendance minimaliste). Mais à vivre au quotidien, comme pour la promenade du chien, c'est surtout l'expression de la solitude la plus totale.
25 septembre 2007
Langueur ou douceur ?

(Sous-bois de la forêt de Chantilly, Oise, oct 03)
Beaucoup dépriment à l'arrivée de l'automne : ciel bas, feuilles qui tombent et lumière en baisse, tout retourne à la terre. On a le sentiment du début de la fin, on sent comme une odeur de moisissure qui n'est pas que celle des champignons. Pourtant on peut aussi voir cette saison comme une invitation à la méditation, au cocooning, à tout ce qui est réflexif et douillet. Comme une préparation à une hibernation tranquille que l'on ne fera jamais.
21 juin 2006
Ainsi va
De goutte en flaque, de mare en étang, du lac à la rivière et du fleuve qui mène à l'estuaire, l'eau stagnante se transforme en murmurante, puis enfle son cours pour devenir une force libre. De calme elle passe joyeuse, cristalline devient tumultueuse, moins transparente, plus grondante, qui emporte ou rejette ceux qui viennent se mirer dans ses ondes. Et destructrice aussi, pour peu que l'on cherche à entraver son élan.
18 mai 2006
Toujours plus loin
Manque de perspective et le ciel s'assombrit. Je creuse dans le temps, la matière et les idées afin de dégager un nouvel horizon, car rien ne vaut la promesse d'une belle envolée. Mais elle se mérite et la bougresse rechigne encore au grand jour.
09 février 2006
L'aiguillon manquant

( escalators du Louvre, aile Richelieu)
En voyant ces gens immobiles, montant et descendant sur plusieurs niveaux sans se croiser, j'ai pensé à l'excellent roman de Stalisnalw Lem "Retour des étoiles". Après un très long voyage, un cosmonaute revient sur Terre plusieurs générations après son départ. Tout a changé et les déplacement piétonniers se font sur des tapis roulants invisibles qui se superposent à l'infini. Mais surtout il se rend compte qu'il manque quelque chose aux hommes et aux femmes qu'ils rencontrent. Dans cette société du futur, ils ont tous été "débarrassé" dès leur naissance de leurs pulsions violentes. Ils ne sont plus capable d'aucune agressivité et le héros, avec ses pulsions intactes, parait menaçant et étrangement anachronique.
On pourrait être tenté de souhaiter un tel monde, sans guerre, sans querelle ni même broutille avec son voisin, un monde peuplé d'agneaux paisibles. Mais dans le roman cette société apparait ennuyeuse et désoeuvrée, préoccupée par son physique, et quelque part étrangement déshumanisée. Une société sans ressort, sans possibilité et sans âme. La rivalité serait-elle donc l'aiguillon indispensable à nos motivations? La menace le ferment aussi nécessaire que l'amour à nos battements de coeur ? Même si l'homme est le premier prédateur sur la liste des êtres vivants, il faut peut-être mieux continuer de composer avec et se dire que, s'il avait été de la race des moutons, nous ne serions pas là aujourd'hui.
09 janvier 2006
Carpe diem
En prenant cette photo, j'avais ma nièce endormie appuyée sur mon épaule. Elle revenait d'Eurodisney, le pays où illusion et réalité font bon ménage. Elle a l'âge aussi où cette heureuse alliance se vit sans défaut. En regardant le coucher de soleil, je pensais à ma propre perception des choses. Il suffit d'un infime décalage dans la vision pour voir flou, il suffit d'un infime déréglage dans la perception du temps pour tout voir en mal. Pour redresser la barre, les prochaines manoeuvres seront: mettre de côté le passé et ne pas s'embarasser du futur, se contenter du présent et ne pas trop s'en faire.
30 décembre 2005
Rituel
Autrefois, j'écrivais mes bonnes résolutions sur la plage. Mes souhaits aussi, tout près de l'eau, pour qu'ils restent seulement entre la mer et moi. C'était aussi fort que de les graver dans la pierre. Je le ferais peut-être encore cette année, pour donner un élan à ce qui semble mort. Comme un sauveteur qui s'acharne.
12 décembre 2005
Merci Odile

( Morgane, portrait à l'huile inachevé, 50 X 70 )
Une amie m'a fait cogiter sur le mot réminiscence. Entre autre définition, j'ai retenu celle du souvenir vague et confus, comme ceux de la première enfance. Une réminiscence serait une brume de la mémoire, imprécis, instable. Le flou qui précéde la mise au point sur le souvenir.
Or si la réminiscence est le fantôme du passé, avons-nous encore du flou dans l'archivage de notre mémoire ? Car comment peut-on avoir des souvenirs vagues quand les tiroirs des armoires familiales débordent de photos et de vidéos ? Tout est fixé et ces images faussent nos souvenirs. On croit se rappeler tel événement ? C'est une photo oubliée qui a, en fait, imprimé notre mémoire.
Alors se souvient-on vraiment ? La réminiscence serait peut-être davantage dans les à-côtés, le contexte autour du moment passé plutôt que dans le détail de la scène elle-même.
La technologie a pris possession de nos souvenirs visuels. Heureusement, il nous reste le goût, l'odeur de la madeleine et le bisou affectueux de la grand-mère qui eux, ne tiennent pas sur un support quelconque.








