27 mai 2008
En avant les zou...zous !

( Soldats de plomb, Musée des Arts Décoratifs, Paris mai 08)
"Chef chef ! j'en vois un qui s'débine !"
"Damned ! J'ai été r'péré !"
Bon, il est temps de rentrer dans le rang. Ma vente flash est terminée. Je peux à nouveau produire en sur-nombre pour satisfaire les besoins de quantité et de nouveauté exigés par nos appétits détraqués. En avant mauvaise troupe ! On fera la pause un autre jour !
15 mai 2008
Paris noir

( Place de la Concorde, mai 07 )
Sale affaire en perspective. Au milieu de la nuit étouffante de ce mois de mai, l'ambassadeur de Suède venait d'être retrouvé ligoté et assassiné dans la plus belle suite du Crillon. C'était une enquête pour Maigret.
11 mai 2008
St-Vaast

( St-Vaast et le fort de la Hougue, fév 08 )
Pêcher les côques dans les mares à marée basse, garder jusqu'au soir sur les mains, dans les cheveux, l'odeur des algues et du sable mouillé, avoir la peau imprégnée du parfum mélangé du sel et du soleil... Mais pour aujourd'hui, ce sera une promenade dans un parc artificiel, avec en souvenir les poumons asphyxiés et un regret de tant de châleur accablante.
11 février 2008
Le trésor est dans le pré

( Randonnée dans la Hague, août 06 )
Lorsqu'on fait une balade en Normandie, on s'attend à traverser des champs occupés par des vaches, des moutons, des chevaux et de plus en plus souvent des ânes. Et bien pas seulement. Ce jour-là, en bordure de la plage, des chasseurs de trésors arpentaient minutieusement les champs avec leurs détecteurs de métaux. De loin j'avais pensé à des démineurs chargés de nettoyer un terrain dangereux. C'était une bande de jeunes, très laconiques, qui ont répondu à ma curiosité avec mauvaise humeur. Ils ne voulaient sans doute partager ni leur secret, ni leur savoir... ni ce qu'ils avaient peut-être trouvé ?
08 novembre 2007
Conte d'automne

( Bois du château de St Germain en Laye, nov 07 )
Ce jour-là, au milieu des géants de la forêt, elle avait décidé de s'imposer, armée d'un bâton et d'un rêve de princesse victorieuse.
06 novembre 2007
La nuit

( Voie Georges Pompidou, Paris, nov 07 )
A l'approche de l'hiver, quand la nuit tombe avant la fin de la journée, alors que le paysan regarde la lumière décliner sur le sommet des collines, le citadin regarde le flot des voitures s'allumer sur les voies rapides. Les villes n'aiment pas le noir : elles repoussent les ténébres angoissantes par le scintillement de tous leurs feux, alors que la campagne accueille l'obscurité par milles petits bruits qui rend l'ombre plus proche de l'homme.
24 octobre 2007
Parce qu'on ne s'en lasse pas

( Nageur aux étangs de Comelles, Oise, oct 07 )
Encore une vue d'automne, qui a, cette année, comme un goût d'été.
13 octobre 2007
Comme au pays de Disney

(Etangs de Comelles, Oise, oct 07)
Sitôt le dos tourné, nous entendions sur nos pas cavaler mulots, musaraignes, rats musqués, lézards, écureuils, alors que canards et cygnes dédaignaient notre approche. Et un écho discret résonnait au-dessus de nos têtes, celui d'un petit pic vite effarouché, caché dans les houppiers. A l'écart de la faune bondissante et paresseuse des bords de l'étang, le pivert solitaire tambourinait son message dans les hauteurs grillées de soleil.
04 octobre 2007
Des étoiles en plein jour

(lampadaire des Champs-Elysées pendant la Breiz Touch, Paris, sept 07)
Alors que la foule regardait vers le bitume, des éclats de soleil m'ont attiré l'oeil au-dessus des têtes...
13 septembre 2007
Libera

En faisant mon choix rituel de livres à ma bibliothèque de quartier, une question s'est imposée : le goût de la lecture est-il en rapport avec la perception du temps ? Je ne veux pas dire a-t-on plus envie de lire quand il pleut, mais lit-on davantage quand on a l'aptitude à se projeter dans l'avenir ?
Devant les titres et les auteurs connus, évocateurs ou juste tentants, j'ai eu un sentiment euphorique de voyage, de nouveauté, de perspectives inexplorées. Et c'est toujours de cette manière que je vois les livres. Et lorsque je les ai parfois dédaignés, cela correspondait à des moments plus terre-à-terre, des moments envahis d'occupations présentes qui ne laissaient pas de temps aux pensées d'avenir. Et inversement mes grandes périodes de boulimies livresques précédaient ou étaient d'intenses périodes de projets.
Cependant on peut dire l'inverse aussi, que lire c'est se couper du monde, se mettre entre parenthèse, exister par intermédiaire. On est donc bien loin de l'envie de projets. Mais le temps de la lecture ne serait-il pas ce temps de latence entre l'idée d'un projet et son exécution ? Tous ces possibles théoriques que sont les livres sont un peu nos possibles, toutes ces fenêtres ouvertes, même passéistes, fantasmagoriques ou horribles, sont un peu nos intentions d'ouverture, et c'est presque les vivre que de les lire, ou du moins c'est en avoir envie. Lire serait donc une forme de désir, et désirer c'est se projeter. Donc le goût de la lecture serait une projection dans le temps ? Bon d'accord, d'un cas particulier j'en tire une généralité, mais quand même... ça me pose question.




