26 avril 2009
La force de l'Art

(Sculpture à l'exposition "La force de l'Art", Grand Palais, Paris Avril 09)
Qui a dit que je peignais comme un âne ?
13 janvier 2009
Plaine lune

(Campagne dans l'Essonne, janv 09)
A peindre et photographier en parallèle, une question revient régulièrement : en dehors de toute échelle de valeur entre la photo et la peinture, à quelles conditions une image peut-elle passer du statut de photo à celle de peinture, et pourquoi certaines images ne peuvent être que des photos ?
A voir tant d'images sur toutes sortes de supports on en oublie que l'impact d'une image est moins dans ce que l'on voit que dans ce qui s'en dégage. Une image n'est pas intéressante si elle se résume en terme de séduction ( beau sujet, belle composition, belles couleurs). Elle doit contenir une autre dimension ( le temps, l'émotion, l'absurde, l'humour, l'incompréhension...) pour dépasser la simple représentation et accéder à la réflexion. Parfois on atteint ce point ultime par la magie de l'instantané, c'est ce qui fait unanimement une bonne photo. Mais lorsqu'il est juste "frémissant" dans la photo, la peinture permet de dépasser la séduction visuelle pour accentuer l'impact de ce ressenti qui ne tient qu'à un fil. Cette photo par exemple, malgré ma période "grande espace brumeux", ne passera pas sur la toile. Elle se suffit en tant que photo : la mettre en peinture ne lui apporterai rien de plus.
05 janvier 2009
Nouvelle page

(Nu classique, dessin à la sanguine)
Je suis pour les bonnes résolutions de début d'année, qu'on les réalise ou pas. C'est un signe d'optimisme et d'entrain qu'il ne faut pas limiter.
L'une des miennes pour 2009, reprendre le dessin, qui me permettra de satisfaire mes goûts trés classiques en image. En voici un petit aperçu à la sanguine inspiré de Michel Ange, suite à la réactualisation de dessins et peintures sur mon site.
15 décembre 2008
Penser et faire autrement
Marre du manque d'originalité, du mal fait, trop cher, des cadeaux qui n'ont pas grand sens et qui n'ont de valeur que celle des bénéfices engrangés par les fabricants et la file des intermédiaires ? Optez pour les créations d'artistes, plus proches, abordables et vraiment personnelles. Pas de productions lointaines en séries multiples, pas de marges bénéficiaires délirantes, pas de déjà vu ailleurs, et l'occasion de se démarquer par ses choix esthétiques... et idéologiques.
Voici une initiative collective chez Nathziem, et la mienne ici
08 décembre 2008
Ils sont là !

(Les Bumps à l'expo Jan Fabre au louvre, juin 08)
Des êtres étranges sont parmi nous ! Les Bumps ! Insolites, curieux, parfois mal élevés, ces drôles de bestioles, nées de l'extension de la phrase "Je les pense, donc elles existent", sont issues de l'esprit, faut-il dire tourmenté, d'un ami talentueux, Cyril Basil.
Je les ai suivis dans leur parcours parisien autour de l'Art, dont ils ont bien voulu partager la découverte ici. Leurs attitudes montrent, qu'au final, ils sont proches de nous, ces drôles de Bumps.
06 octobre 2008
La Nuit blanche, ou le bel enthousiasme des parisiens.

("Spectra" de Ryoji Ikeda, Paris oct 08)

("Spectra" de Ryoji Ikeda, Paris oct 08)
La Nuit blanche est un événement artistique fantastique, et c'est un vrai plaisir de voir se manisfester autant d'intérêt et de curiosité autour de l'art contemporain. La preuve en est, sa fréquentation et son exportation en augmentation constante.
Seul bémol, à trop vouloir bien faire la mairie de Paris en fait peut être un peu trop. D'une promenade-plaisir-découverte cette date devient un marathon-performance-éprouvant. Il en faut de l'enthousiasme pour cavaler d'un point à l'autre, dans un métro plus bondé qu'un jour de grève, pour atterrir sur des files d'attente longue comme la nuit ou sur un site pérenne qu'on aura le loisir de voir tranquillement au grand jour. Bien sûr il faut disperser les milliers de visiteurs sur un maximum de sites afin de fluidifier la circulation et la visibilité, mais pourquoi enfermer la plupart des créations dans des lieux trop petits ? Un conseil pour l'année prochaine : les installations extérieures sont à privilégier. Malgré tout, cet inconvénient ne compte pas en regard de cette nuit féerique, pleine de gaité et de découverte... même si elle laisse un sentiment de frustration en pensant qu'on ne verra pas tout.
A noter (entre autre) cette année, l'installation lumineuse du Japonais Ryoji Ikeda au pied de la Tour Montparnasse, extraordinaire par sa simplicité, son impact et son intégration hallucinante dans le paysage et l'esprit urbain.
03 octobre 2008
Jeff Koons, l'invité de Louis XVI

(Balloon Dog (magenta) de Jeef Koons, Versailles oct 08)
Jeff Koons à Versailles. Enthousiasme pour les uns, scandale pour beaucoup d'autres. Je ne défendrais pas ici la brillante idée de faire cohabiter anciens et modernes sous les mêmes dorures, principe qui ne peut qu'ouvrir les yeux et l'esprit. J'ajouterai juste mon grain de sable en disant qu'il ne pouvait pas y avoir de lieu plus adéquat à tant d'humour intelligent et clinquant.
Car à bien y regarder cette expression du kitsch contemporain n'est pas si éloigné des lustres du château. On pourrait même supposer que le personnage en lui-même, ainsi que ces œuvres voyantes et démesurées, n'auraient pas déplu à Marie-Antoinette, plus excentrique et en recherche de nouveautés que son roi de mari. Versailles n'a pas toujours été un palais/musée, bien au contraire. Si c'était, dans tous les domaines, le centre névralgique de la France, c'était là aussi où tout tendait vers l'originalité, le plaisir... et les jeux de l'esprit. Et d'esprit, drôle et réflexif, les œuvres de Jeef Koons n'en manquent pas, n'en déplaise aux vagues de touristes apathiques qui passent, l'œil rivé sur le guide, sans relever cette autre culture qui cohabite pour l'édification du leur. Et la preuve de la cohabitation réussie de ces deux époques, trois œuvres se fondent dans le décor, passant inaperçues pour la plupart des visiteurs (à vous de voir). Certains ont-ils pu supposer que Louis XVI pouvait avoir cet air de bellâtre arrogant ? C'est possible.
Je regrette une chose : que la démarche n'est pas été jusqu'au bout en exposant, dans de lourds cadres dorés comme il se doit, les œuvres de Jeef Koons en position "charmante" avec son ex-femme la Cicciolina. Elles se seraient magnifiquement accordées aux représentations classiques des bacchanales de dieux et de déesses, ou des scènes de paradis pas toujours très sages sous leur verni. Cela aurait été une belle occasion, pour les groupes scolaires, de faire une étude comparative sur le nu dans l'art (encore une occasion manquée d'éduquer à l'image autrement que par la pub trash mais passons, ceci est un autre sujet...).
Mais il ne faut pas bousculer trop vite les institutions et le goût du public. La preuve, cet emballage fait de galon doré, de velours rouge et de cage de verre pour ces œuvres trop grandes à digérer, comme pour limiter l'effet "tache dans le décor". Voyons cela de manière positive : il y a encore de la pusillanimité dans notre époque pourtant si débridée et c'est tant mieux : c'est autant de portes qui restent à ouvrir.

(Jeef Koons et Ilona)
(J'ai choisi la plus "mignonne", je vous laisse découvrir les autres par vous-mêmes :=)))
28 septembre 2008
La symphonie mécanique

(La symphonie mécanique, le final, Grande Halle de la Villette, sept 08)

(La symphonie mécanique, la roue de guitares, Grande Halle de la Villette, sept 08)

(La symphonie mécanique, le souffle des flammes, Grande Halle de la Villette, sept 08)
Ça ressemble à une pause ouvrière à la Boris Vian, à un rêve éveillé de Lautréamont : c'est fortement pêchu et étonnant. C'était dans le cadre du Festival des Pop's à la Grande Halle de la Villette. La compagnie La Machine de François Delarozière a fait sauter la baraque. Au sens figuré, bien sûr, parce les Halles ce n'est pas une baraque.
Une compagnie composée de musiciens avec instruments classiques et de mécaniciens avec machines parviennent à s'accorder dans une belle synergie qui n'a rien de cacophonique. Bien sûr il y a des lignes répétitives (les machines ça aiment bien la répétition), bien sûr il y a des résultats aléatoires, mais l'ensemble est composé et le souffle général emporte nos perceptions qui ont bien du mal à suivre. Tout est à vue, dispersé en pôles instrumentals et le public navigue entre des orgues de flammes, des cymbales à air comprimé, une roue de guitares, des montages improbables de tambours, pistons, manivelles, chalumeau et autres assemblages hétéroclites et monstrueux qui, du bruit, produisent au final de la musique. Une démonstration qui prouve magistralement que la création c'est aussi et surtout rompre avec les codes.
15 septembre 2008
Pauvritude créatrice chic

( Lustre de Baccarat, Trianon du parc de Bagatelle )

( Jardin de cristal de Lalique, Trianon du parc de Bagatelle )
J'ai enfin réalisé un bide de blog ! Alors devant votre consternation affichée, j'enfonce le clou. Ce volatile au plumage et au vol chargé est un paon du parc de Bagatelle. Tout cela pour vous parler de l'exposition actuelle "Jardins de Cristal" qui, malgré son prix d'entrée peu élevé et son principe intéressant, ne vaut pas le déplacement.
Certes, le matériaux est noble et la main talentueuse, mais l'esprit créatif est clairement laissé au vestiaire. Poissons, cygnes, fleurs, feuilles, petit ours et chose indéfinie barbottent dans l'eau. Un lustre de Baccarat fait son effet dans le pavillon avec des décors trop sombres et peu inspirés. On peut trouver ça joli, mais joli c'est trop peu pour ces noms prestigieux ( Baccarat, Lalique, Daum Saint-louis ).
Amis photographes, quelques photos sont possibles si le soleil se met de la partie. Sinon, il n'y a vraiment pas de quoi fouetter un paon.
09 septembre 2008
Et le prix du public est...
Il me fallait remercier mes "supporters" et apporter quelques nouvelles de mon exposition de cet été à Siouville dans la Manche. Merci donc pour vos encouragements, votre présence et vos petits mots sympathiques qui contribuent à l'élan créateur, chose capricieuse et fragile qui se nourrit de tout.
Merci particulièrement à Mû et Brisjo.
Et lors de cette exposition le soutien est venu également d'un public inconnu qui, sur les dix exposants, m'a élue prix du public 2008 !
Merci également à la mairie de Siouville pour son amabilité, son organisation et l'enthousiasme qu'elle apporte chaque année à cette exposition.




