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("Spectra" de Ryoji Ikeda, Paris oct 08)

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("Spectra" de Ryoji Ikeda, Paris oct 08)

La Nuit blanche est un événement artistique fantastique, et c'est un vrai plaisir de voir se manisfester autant d'intérêt et de curiosité autour de l'art contemporain. La preuve en est, sa fréquentation et son exportation en augmentation constante.
Seul bémol, à trop vouloir bien faire la mairie de Paris en fait peut être un peu trop. D'une promenade-plaisir-découverte cette date devient un marathon-performance-éprouvant. Il en faut de l'enthousiasme pour cavaler d'un point à l'autre, dans un métro plus bondé qu'un jour de grève, pour atterrir sur des files d'attente longue comme la nuit ou sur un site pérenne qu'on aura le loisir de voir tranquillement au grand jour. Bien sûr il faut disperser les milliers de visiteurs sur un maximum de sites afin de fluidifier la circulation et la visibilité, mais pourquoi enfermer la plupart des créations dans des lieux trop petits ? Un conseil pour l'année prochaine : les installations extérieures sont à privilégier. Malgré tout, cet inconvénient ne compte pas en regard de cette nuit féerique, pleine de gaité et de découverte... même si elle laisse un sentiment de frustration en pensant qu'on ne verra pas tout.
A noter (entre autre) cette année, l'installation lumineuse du Japonais Ryoji Ikeda au pied de la Tour Montparnasse, extraordinaire par sa simplicité, son impact et son intégration hallucinante dans le paysage et l'esprit urbain.