nuages

Des amis, partis vivre au loin dans les îles, ont réalisé le rêve de beaucoup: passer ses jours sous un ciel d'un bleu immuable. Bonheur symbolique aux pays des merveilles, parce que, comme le suggèrait la chanson d'Aznavour,"la misère serait moins pénible au soleil"? Et les difficultés se vivraient avec plus de légèreté en plein été ? Je leur disais préfèrer les ciels tourmentés, l'approche de l'orage et le coeur des tempêtes. Qu'on vit plus fort dans l'oeil du cyclone qu'au bord du paradis. Maintenant qu'ils ont goûté au plein soleil permanent, mes amis en viennent à regretter, parfois, les aléas du ciel. Comment ça ? Trop de bleu lasse, trop de pareil ennuie ? Heureusement que la météo échappera toujours à toute forme d'uniformisation... du moins je l'espère.