Il y a vingt ans
Qu'on soit mélomane, musicien, simple consommateur de l'industrie du CD, auditeur radio, passif ou averti, la musique nous accompagne partout. Nous portons même certains airs définitivement imprimés en nous, devenus notre capital culturel plus ou moins conscient et choisi. Pour ma part, je n'écoute peut-être pas trés bien car la musique doit avant tout me servir: à se concentrer, s'inspirer, se booster, écrire, lire ou ne pas penser. Une seule a un réel pouvoir d'évocation pour un lieu bien précis, celle de "Johnny et Mary" de Robert Palmer. Je n'ai jamais fait attention aux paroles et je ne veux pas les savoir. Pour moi, cette chanson c'est une route qui longe indéfiniment la côte, dans la chaleur et l'éblouissement d'une fin de journée d'été, c'est l'odeur du soleil sur la peau et du sable dans les cheveux, c'est le sky brûlant, le bercement tranquille de la voiture qui prolonge le mouvement des vagues dans le corps. C'est un road movie sans fin, le vent chaud sur la figure et du doré plein les yeux.
Commentaires sur Il y a vingt ans
- Mary compte les mouches...question paroles pour cette chanson,t 'as bien fais... : D

" Johnny est toujours oui toujours à la bourre
C'est pas bien
Il faut dire qu il aime plus les gars
Que l'heure et les trains
Mary compte les mouches
Elle dit qu il f'ra jamais rien
Johnny est toujours oui toujours dans les vap'
C'est son drame
si ça continue c est tout vu
Il va manquer l'train
Et la fille qu est d'dans
Justement qu'est faite pour lui
Johnny cherche au fond de ses poches
Un gri-gri, une dent
Il avoue qu'elle est plutôt moche
Y a du bonheur dedans
Mary compte les mouches
Johnny s'laisse attraper
Mais c'est pas pour leur faire du mal
C'est tout juste pour le ram'ner
C'est comme tout dans cette chienne de vie
Faut savoir où c'est
Comme la fille du train
Elle lève les yeux, lui sourit
Johnny est toujours oui toujours à la bourre
C'est pas bien
Il faut dire qu il aime plus les gars
Que l'heure et les trains
Mary compte les mouches
Elle dit qu il f'ra jamais rien
Johnny est toujours oui toujours dans les vap'
C'est son drame
si ça continue c est tout vu il va manquer l'train
Et la fille qu est d'dans, justement qu'est faite pour lui
Johnny est toujours oui toujours à la bourre
------------ - Richard > skaï... pffff... pinailleur ! bien sûr l'inévitable Hotel California de nos slows mémorables, et quelques autres encore dont je n'ai jamais retenu les noms et les titres. Nostalgie intense des années 80... (je préfère Relax de Frankie °=))

Ah ! Tristana... qui sait si bien saisir les petites touches discrètes invisibles à d'autres....
Franc6 > merci de cette précision que les amateurs apprécieront, mais moi je n'ai rien vu rien lu car je ne veux toujours pas savoir ( et je crois qu'il faut mieux). - Welcome to the pleasuredomeArgh, à nous ressortitr FGTH punaise, j'en suis tout ému.

Il y a 20 ans, mes parents écoutaient Elvis PRESLEY, Cloclo, ABBA et Adriano CELENTANO dans la voiture.
J'ai tjs eu un train de retard.
Ne pas lire les paroles de Johnny&Mary, c'est un peu comme préserver la magie, les images que m'évoquaient la B.O. de Furyo (Merry Xmas Mr Lawrence) de Ruyichi SAKAMOTO en ne regardant pas le film.
Pour les clichés, si tu veux changer, tu peux essauer plutot le plan rapproché
- Regardenface > je ne connais pas bien M. J'aime aussi les chansons à textes mais pour d'autres circonstances.

Eric >"Merry Christmas", je l'ai aussi dans mes boucles musicales. Les plans rapprochés ? J'y songeais figure-toi.
Miss Julie > ouiii, je l'avais oubliée celle-là! Trop bien, je vais la tél.. chercher tout de suite.
Richard > tu peux causer pour le côté démodé °=)
Dam > mes vingt ans ont duré longtemps et ont été trés forts.
Merci à toi, Carole ! je suis toujours heureuse de connaître les lecteurs discrets... et c'est trés évocateur chez toi aussi. - Eric, rassure-toi, j'adore la première partie de la carrière d'Elvis. Jailhouse Rock est un monument. Certaines chansons d'Abba montrent aussi un grand talent mélodique, y'a aucun doute. J'aime aussi une partie de la discographie de ton nouveau compatriote Johnny Hallyday, c'est dire (et Esrelle en sait quelque chose). Ca m'empêche pas d'écouter des tombereaux de trucs qui s'écoulent péniblement à 300 exemplaires en France (mais je te ferai grâce des noms).

Hum, qui a parlé de plan rapproché ici ?








Joli thème que tu abordes. Tout le monde s'en foutra, mais deux chansons me parlent en particulier, même si je n'ai pas forcément adhéré à l'oeuvre de leurs auteurs : Hotel California, des Eagles, pour cette même insouciance estivale que tu évoques (avec une ambiance plus vespérale sans doute), et The Power Of Love, de Frankie goes to Hollywood, pour surligner ma période adolescente ultra-romantique.