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Ça y est, j'ai envie de déménager. Je viens de passer deux ans dans cet appart, l'envie d'aller voir ailleurs me démange. En 17 ans de vie parisienne, sept logements. Et si on compte cinq ans pour la première chambre de bonne sous les toits, 10m2 mansardés tapissés de tissus bleu, sans eau chaude ni douche et en couple, ça fait une moyenne d'un déménagement tous les deux ans. Donc, c'est le moment. Mais c'est à ce petit détail qu'on s'aperçoit que les temps ont changé. Autrefois, quitter son toit ou son boulot, chose que je faisais aussi tous les deux ans, était jouable. La quête du logement rêvé et du nouveau poste en vue étaient les sujets de conversation incontournables dans une soirée entre parisiens. Aujourd'hui....
Aujourd'hui on ne bouge plus. Trop de difficultés, trop d'angoisse, trop d'impossibilité aussi. Et moi la première, auparavant si frondeuse, je me retrouve complètement liée par des conditions matérielles inextricables. A tel point que j'ai envie de tout larguer et de partir. Quitte à ne plus rien avoir, autant faire les choses en grand.
Mais j'ai un côté trés sensé qui ne me lâche jamais tout à fait. Heureusement, pensez-vous ? M'ouais... Je me sens poisson rouge dans son bocal, ennuyée ennuyeuse. Ça me pèse, ce n'est pas moi. Ce tiraillement est pour moi le comble de l'insatisfaction. Il y a de l'orage dans l'air...