la_plage_de_lestre1

   Une mer retirée si loin qu'elle est en presque absente, des nuages, certes changeants mais toujours présents, un ciel qui vire souvent au gris. Il faut marcher longtemps pour se mouiller un peu, courir vite pour se réchauffer...
Cette plage n’a pas la séduction facile des cartes postales, elle ne se livre pas facilement. Il faut avoir l’âme bien acrrochée pour faire face à l’immensité de ses étendues traversées par le vent en hiver comme en été. Sans cadre et sans repère, l’œil ne fait que glisser sur cet espace trop vaste pour être saisi dans sa globalité. Il faut prendre le temps de le parcourir, de l’observer en détail pour voir la vie qui l’anime.
On se plaint de l’uniformisation des goûts, de la standardisation de l’aspect des villes, du diktat de l’apparence. Une convention pèse aussi sur la beauté des plages: la mer et le ciel doivent être invariablement bleu, l’eau bonne, le sable blanc et la température de l’air idéale. Vision réductrice riche de conséquences sur ces plages dites “de carte postale”: entassement de population estivale, destruction de paysages, nuisance et pollution, exploitation touristique excessive, sensations conventionnelles et découvertes limitées.
...et vous, où irez-vous passer vos prochaines vacances ?